Chroniques d’un état policier et discriminatoire
por Diversas organizaciones (Francia)
17 años atrás 4 min lectura
SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE MAPUCHE
LIBERTÉ POUR LES PRISONNIERS POLITIQUES MAPUCHE
LIBERTÉ POUR ELENA VARELA
Chroniques d’un État policier et discriminatoire
La Présidente du Chili, Michelle Bachelet, en visite officielle à Paris la semaine prochaine, recevra la communauté chilienne le vendredi matin 29 mai dans un salon d’un grand hôtel proche de l’Opéra.
À cette occasion, nos comités et associations de défense des droits de l’homme et des peuples indigènes souhaitent informer l’opinion qu’au lendemain de la visite au Chili, début avril, de M. James ANAYA, rapporteur des Nations Unies sur la situation des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales des Peuples Indigènes, de violentes perquisitions ont été menées par les forces spéciales policières dans plusieurs communautés mapuche au sud du Chili. D’importantes rafles ont été menées simultanément dans différentes villes de la région ainsi qu’à Santiago entraînant l’arrestation et la mise en détention provisoire de plusieurs dizaines de Mapuche. Certains d’entre eux ont été transportés à l’hôpital pour y être soignés des blessures reçues lors de leur interpellation.
À ce jour, 52 Mapuche sont emprisonnés, 15 sont assignés à résidence sous contrôle judiciaire en attente de leur procès. 3 sont réfugiés, l’une en Suisse, les deux autres en Argentine. 6 militants chiliens solidaires de la cause mapuche sont assignés à résidence, en attente de leur procès.
En début d’année, l’avocat Lorenzo Morales, a eu son domicile perquisitionné ainsi que celui de sa mère 24 heures avant la tenue du procès du Lonko Avelino Meñaco, dont il assurait la défense.
Mais la répression au Chili s’étend aussi à ceux qui s’intéressent ou se solidarisent à la cause mapuche. Deux jeunes cinéastes français ont été arrêtés sans motif, le 20 mars 2008, puis détenus au commissariat de Collipulli et leur matériel audiovisuel saisi. Le 7 mai suivant, deux reporters italiens se sont fait expulser du pays après avoir réalisé un reportage dans une propriété de l’entreprise forestière Mininco. Le même jour, la documentariste Elena Varela a fait l’objet d’une violente perquisition. Arrêtée puis détenue, elle a subi des interrogatoires accompagnés de menaces graves envers son entourage et particulièrement sa fille. Condamnée à une détention préventive de neuf mois, elle a été mise en liberté provisoire trois mois plus tard. Son procès est reporté au 5 juin prochain. Un montage politico-judiciaire a permis au Procureur du tribunal de Rancagua de réclamer contre elle une condamnation de 15 ans de prison.
Récemment, Marcelo Garay, journaliste de « La Nacion », membre de l’Association Nationale des journalistes du Chili, a été interpellé alors qu’il effectuait un reportage dans le territoire mapuche. Plus récemment, dimanche 17 mai, une centaine de gendarmes armés de mitraillettes ont fait une brutale irruption autour de la maison du journaliste Jorge Fernando Serez Baeza, dix d’entre eux se sont introduits chez lui, sans mandat, et ont procédé durant deux heures à une violente perquisition de toute sa maison. Tous deux ont déposé plainte auprès de la Cour d’Appel de Temuco.
Il s’agit là d’une véritable persécution de la part de l’Etat chilien qui n’hésite pas à continuer d’appliquer la loi dite « antiterroriste », mise en place par Pinochet à l’encontre des opposants à la dictature, et à présent destinée aux membres des communautés mapuche qui réclament leurs terres usurpées par l’Etat, les colons et les entreprises forestières multinationales. Cette loi anti-terroriste que la Présidente Michelle Bachelet avait promis qu’elle ne serait pas appliquée durant son mandat. Nous dénonçons la « POLITIQUE RACISTE ET COLONIALE » de l’État chilien à l’encontre des communautés indigènes. Nous dénonçons l’ÉTAT POLICIER qui criminalise le peuple Mapuche et tous ceux et celles qui soutiennent ses revendications.
MARI CHI WEU !
RASSEMBLEMENT VENDREDI 29 MAI À 11 HEURES DEVANT L’OPÉRA
Place de l’Opéra – Paris
À l’appel de : l’Association Pueblo, l’Association Terre et Liberté pour Arauco, le Collectif pour les Droits de l’Homme au Chili (France), le CSIA Nitassinan, la FEDACH (Fédération des Associations Chiliennes, France), Org. Kakiñe, le MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), le Réseau d’Information et de Soutien au Peuple Mapuche,
Site d’infos : http://mapuche.free.fr/
– Agradecemos el envío de este documento a piensaChile a nuestro amigo Paco Peña
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